J'ai fait mes premiers pas à l'université ces derniers jours, et ai pu me faire une petite idée de ce que l'université Pendidikan attendais de la "native speaker" (c'est ainsi que j'apparais sur les emplois du temps...c'est pas un peu réducteur ça?!). Je n'ai pas encore rencontré toutes mes classes, mais voici ce que ça donne, jusqu'à présent.
L'université Pendidikan étant une faculté de pédagogie, j'enseigne à de futurs professeurs de français. Mais ce n'est pas uniquement le cas, car mes interventions en tant qu'enseignante française (oui, enfin, la native speaker quoi) sont surtout focalisées sur le programme des "S2", ou "S-dua", c'est à dire les étudiants de maîtrise FLE en formation continue.
Mes "S-dua" se divisent en deux groupes, les "S2 - 1er semestre", qui seraient l'équivalent de nos master 1 FLE en France, et les "S2 - 3ème semestre", qui eux, seraient plutôt l'équivalent de nos Master 2. Je vais également être chargée de classes de "S1", qui seraient là, plutôt l'équivalent de nos licences.
Jusqu'à présent, je n'ai rencontré que les S2 (les "grands", j'ai envie de dire, je suis presque tentée de les appeler les darons, vu qu'ils sont pour la plupart bien plus âgés que moi :) ). Les S2 sont des professeurs de français fonctionnaires, qui ont travaillés ces dernières années dans des universités ou des écoles et qui bénéficient d'une bourse leur permettant de compléter leur formation de Master FLE à l'université Pendidikan. Une fois leur formation complétée, ils retourneront tous à leurs postes respectifs, dans les quatres coins de l'archipel Indonésien.
Je les ai rencontrés en début de semaine, et ai donc effectué la traditionnelle séance de prise de contact-présentation-définition des besoins, et suis ravie car j'entre-aperçois plein de possibilités avec ces deux classes. Si l'on prend l'emploi du temps que l'on m'a confié, il est écrit sur papier que je suis chargée du cours de "perfectionnement linguistique", ce qui, d'après moi, est une expression valise. Surtout que sincèrement, le niveau de mes étudiants à l'oral et d'une qualité exceptionnelle (on flirte avec le C1), et bien que je n'ai pas encore testé l'écrit, il ne me restera, je pense, que peu de choses à approfondir au niveau linguistique pur, sauf si l'on prend le mot "perfectionnement" à la lettre et que l'on vise, effectivement, la perfection ! :)
Etant étudiants en Master FLE, mes questions quant à leurs besoins ont fait émerger chez la plupart d'entre eux le souhait de traiter de didactique, ce qui n'est pas pour me déplaire, bien que le challenge soit réel. En effet, ils ont beaucoup de questions concernant les techniques d'enseignement, les TICE, le FOS, et quelques interrogations sur la linguistique aussi, bref, des choses sur lesquelles je suis moi-même en cours d'apprentissage. Cependant, j'ai réellement l'envie de relever le défi et de profiter de ces cours pour que nous confrontions nos expériences et notre formation en FLE. Je leur ai proposé de leur faire un état des lieux des recherches françaises en didactique en leur proposant des articles fondateurs de nos grands didacticiens adorés (devinez de qui je vais parler!) et ils semblaient très enthousiastes.
Idéalement, je vois ça comme une grande opportunité d'échanger autour du FLE; un domaine qui nous passionne, mes étudiants comme moi-même, et autour duquel nous pourrons réflechir et travailler sur un pied d'égalité. J'ai presque l'impression d'être "gagnante" dans tout ça. Très égoistement, c'est pour moi une occasion en or de faire le point sur ma formation et d'approfondir mes connaisances. Bien que cela augure quelques nuits blanches à me pencher, ou me repencher, sur la littérature du FLE et ses fondamentaux!!
J'ai également ressenti un grand désir parmi mes étudiants de S2 de traiter de thèmes de société plus en profondeur; ainsi, des étudiants m'ont demandé de traiter du féminisme en France (j'ai littéralement exulté à l'entente de cette proposition) et de la question de la religion. J'ai dis Banco, à la condition que chacun de ces "exposés" se suivent d'un exposé sur le même thème, mais cette fois par les étudiants eux-même, du point de vue de l'Indonésie. Là également, que puis-je demander de plus? S'ils jouent le jeu (et moi d'ailleurs, par la même occasion), nous serons alors là dans l'interculturel, dans l'effet miroir que j'apprécie tant dans cette profession.
L'autre groupe de S2, les 1er semestre, est un tout petit groupe de 4 étudiants, qui eux aussi sont en formation continue. Tous ont travaillés en tant qu'enseignant après la licence, et sont donc cette année en mise en disponibilité pour leur formation continue. Seulement, il s'agit là des 1er semestre, c'est à dire qu'ils effectuent leur première année de master. Pour ce groupe, en plus d'un cours de perfectionnement linguistique qui est du même acabit que le cours du même nom que je donne à l'autre groupe, je suis également chargée du cours de "sociologie du langage" en binôme avec un professeur Indonésien. Youpi! Gogo gadget au Louis-Jean Calvet, Labov and Co!! A moi la diglossie, les variations du langage, le bilinguisme, les communauté linguistiques!
Quant aux S1, je ne les aient pas encore rencontrés. Ce sera pour lundi! D'après Sylvain, le précédent stagiaire, se sont des petits monstres addict à Facebook et extrêmement intrusifs quant à la vie personnelle du Native Speaker.
Ca promet :)
L'université Pendidikan étant une faculté de pédagogie, j'enseigne à de futurs professeurs de français. Mais ce n'est pas uniquement le cas, car mes interventions en tant qu'enseignante française (oui, enfin, la native speaker quoi) sont surtout focalisées sur le programme des "S2", ou "S-dua", c'est à dire les étudiants de maîtrise FLE en formation continue.
Mes "S-dua" se divisent en deux groupes, les "S2 - 1er semestre", qui seraient l'équivalent de nos master 1 FLE en France, et les "S2 - 3ème semestre", qui eux, seraient plutôt l'équivalent de nos Master 2. Je vais également être chargée de classes de "S1", qui seraient là, plutôt l'équivalent de nos licences.
Jusqu'à présent, je n'ai rencontré que les S2 (les "grands", j'ai envie de dire, je suis presque tentée de les appeler les darons, vu qu'ils sont pour la plupart bien plus âgés que moi :) ). Les S2 sont des professeurs de français fonctionnaires, qui ont travaillés ces dernières années dans des universités ou des écoles et qui bénéficient d'une bourse leur permettant de compléter leur formation de Master FLE à l'université Pendidikan. Une fois leur formation complétée, ils retourneront tous à leurs postes respectifs, dans les quatres coins de l'archipel Indonésien.
Je les ai rencontrés en début de semaine, et ai donc effectué la traditionnelle séance de prise de contact-présentation-définition des besoins, et suis ravie car j'entre-aperçois plein de possibilités avec ces deux classes. Si l'on prend l'emploi du temps que l'on m'a confié, il est écrit sur papier que je suis chargée du cours de "perfectionnement linguistique", ce qui, d'après moi, est une expression valise. Surtout que sincèrement, le niveau de mes étudiants à l'oral et d'une qualité exceptionnelle (on flirte avec le C1), et bien que je n'ai pas encore testé l'écrit, il ne me restera, je pense, que peu de choses à approfondir au niveau linguistique pur, sauf si l'on prend le mot "perfectionnement" à la lettre et que l'on vise, effectivement, la perfection ! :)
Etant étudiants en Master FLE, mes questions quant à leurs besoins ont fait émerger chez la plupart d'entre eux le souhait de traiter de didactique, ce qui n'est pas pour me déplaire, bien que le challenge soit réel. En effet, ils ont beaucoup de questions concernant les techniques d'enseignement, les TICE, le FOS, et quelques interrogations sur la linguistique aussi, bref, des choses sur lesquelles je suis moi-même en cours d'apprentissage. Cependant, j'ai réellement l'envie de relever le défi et de profiter de ces cours pour que nous confrontions nos expériences et notre formation en FLE. Je leur ai proposé de leur faire un état des lieux des recherches françaises en didactique en leur proposant des articles fondateurs de nos grands didacticiens adorés (devinez de qui je vais parler!) et ils semblaient très enthousiastes.
Idéalement, je vois ça comme une grande opportunité d'échanger autour du FLE; un domaine qui nous passionne, mes étudiants comme moi-même, et autour duquel nous pourrons réflechir et travailler sur un pied d'égalité. J'ai presque l'impression d'être "gagnante" dans tout ça. Très égoistement, c'est pour moi une occasion en or de faire le point sur ma formation et d'approfondir mes connaisances. Bien que cela augure quelques nuits blanches à me pencher, ou me repencher, sur la littérature du FLE et ses fondamentaux!!
J'ai également ressenti un grand désir parmi mes étudiants de S2 de traiter de thèmes de société plus en profondeur; ainsi, des étudiants m'ont demandé de traiter du féminisme en France (j'ai littéralement exulté à l'entente de cette proposition) et de la question de la religion. J'ai dis Banco, à la condition que chacun de ces "exposés" se suivent d'un exposé sur le même thème, mais cette fois par les étudiants eux-même, du point de vue de l'Indonésie. Là également, que puis-je demander de plus? S'ils jouent le jeu (et moi d'ailleurs, par la même occasion), nous serons alors là dans l'interculturel, dans l'effet miroir que j'apprécie tant dans cette profession.
L'autre groupe de S2, les 1er semestre, est un tout petit groupe de 4 étudiants, qui eux aussi sont en formation continue. Tous ont travaillés en tant qu'enseignant après la licence, et sont donc cette année en mise en disponibilité pour leur formation continue. Seulement, il s'agit là des 1er semestre, c'est à dire qu'ils effectuent leur première année de master. Pour ce groupe, en plus d'un cours de perfectionnement linguistique qui est du même acabit que le cours du même nom que je donne à l'autre groupe, je suis également chargée du cours de "sociologie du langage" en binôme avec un professeur Indonésien. Youpi! Gogo gadget au Louis-Jean Calvet, Labov and Co!! A moi la diglossie, les variations du langage, le bilinguisme, les communauté linguistiques!
Quant aux S1, je ne les aient pas encore rencontrés. Ce sera pour lundi! D'après Sylvain, le précédent stagiaire, se sont des petits monstres addict à Facebook et extrêmement intrusifs quant à la vie personnelle du Native Speaker.
Ca promet :)
salut!
RépondreSupprimerpas mal ton blog! ou teS blogS, d'ailleurs.
je suis prof de fle aussi, j'ai fait un cnous-mae en azerbaïdjan et en ce moment je donne des cours privés à cracovie.
ça a l'air assez exigeant ton boulot en indonésie. pas trop dur d'être au niveau tous les jours?
je réfléchis justement à partir l'année prochaine 2010-11 dans la région pour un stage (bandung, jakarta, yogyakarta, p-ê geroge town)...
bon, je vais continuer à lire ton blog, je ne suis pas encore arrivé au bout!
guillaume.