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samedi 5 juin 2010

Séminaire international sur le thème de la perspective actionnelle en Indonésie

L'UPI a organisé le 5 juin un séminaire international sur le thème de la perspective actionnelle dans l'enseignement du FLE en Indonésie.


Les collègues m'ont proposé d'y intervenir lors de la séance plénière, et de parler de mon expérience. Ca m'a semblé être une bonne occasion de partager à propos de ce thème que je connais bien (la perspective actionnelle, qui a été le thème de mon mémoire de M1), mais aussi une occasion de partager ce moment fort pour le département de français de l'UPI avec mes collègues.

Les séminaires en Indonésie sont un vrai business. Qu'on ne s'y trompe pas, on est assez loin des séminaires et autres colloques que l'on connaît en Europe. Malheureusement, la démarche est loin d'être désintéressée et uniquement motivée par l'amour de la discipline et la volonté d'approfondir ses connaissances et le champ de la recherche... En effet, en Indonésie, le statut des fonctionnaires de l'éducation fonctionne par points, et, si j'ai bien compris, plus le nombre de points est élevé, plus le salaire est revu à la hausse. Ainsi, assister à un séminaire rapporte un certain nombre de point, et encore plus s'il s'agit d'un séminaire international.

De plus, pour une université, prendre en charge l'organisation d'un séminaire est une question d'image avant toute chose : à l'UPI, je crois ne pas me tromper en disant que le challenge était surtout de se mettre en avant vis à vis de l'Ambassade de France, mais aussi de se démarquer des autres universités (les universités en Indonésie sont privées, et nombreuses, il y à donc une grande concurrence, bien qu'à Bandung, cela ne se joue qu'entre deux universités en ce qui concerne le français).

En connaissant ces aspects, un séminaire international de didactique perd beaucoup de son "aura scientifique" à mes yeux... Surtout que comme j'avais pu le constater à Semarang, de nombreux visiteurs y assistent dans l'unique but d'obtenir la sacro-sainte attestation, qui est le sésame pour obtenir ces fameux points... Bref, je suis surement un peu trop naïve, mais je ne peux pas m'empêcher d'en être attristée et j'ai ainsi participé à ce séminaire sans réel espoir de pouvoir vraiment apporter quelque chose aux participants.

Pas question pour autant de faire une intervention creuse et sans intérêt; j'ai beaucoup travaillé sur mon intervention, et ai choisi de proposer un retour sur les notions fondamentales de ce que recouvre le terme de "perspective actionnelle", et de définir et d'illustrer la notion de "tâche". En effet, reprendre les notions dans leur ensemble me semblait plus que légitime, la perspective actionnelle étant le fruit des travaux du Conseil de l'Europe, c'est une notion essentiellement Européenne qui est encore très méconnue en Indonésie... Bien qu'elle soit omni-présente dans les Centres Culturels français et les universités via les manuels utilisés!

Bien consciente que ce qui fait sens pour un public de profs Indonésien c'est l'exemple et le concret bien plus que la théorie, j'ai profité de la présence d'Emilie, collègue de master 1 venue me rejoindre en Indonésie, pour que nous mettions en commun nos expériences de projets et d'activités par tâches vécues en classe au fil de nos missions dans différents pays.



Pour toutes les raisons que j'ai exprimées plus haut, il est difficile d'évaluer l'impact réel des informations apportées lors de ce type de séminaire... Ce que j'ai pu observer, c'est que ce séminaire a surtout apporter beaucoup aux étudiants y assistant, et aux étudiants de post-maîtrise ayant animés des ateliers. Cela constitue en effet une très bonne expérience et un challenge extrêmement motivant pour la plupart d'entre eux. Quelques uns de mes étudiants de S2 ont animés des ateliers et m'ont réellement impressionnés par la qualité de leur travail et de leurs réflexions. Quant aux étudiants de S1, impliqués dans l'organisation du séminaire, cela leur a permis de se retrouver autour d'un projet commun (ce serait d'ailleurs une super idée de projet actionnel à mettre en place en classe de français...!) et de prendre une part active à l'évènement malgré un niveau de langue moindre ne leur permettant pas de comprendre tout à fait les interventions.

Quelques enseignants et les étudiants du comité d'organisation du séminaire...

Photo de classe ;) de l'équipe enseignante de l'UPI...


jeudi 3 juin 2010

Politique et langue française... Un cocktail parfait pour une simulation détonnante en classe!

Afin de finir l'année universitaire de manière un peu originale, j'ai entrepris l'organisation d'une simulation (...ou "faire semblant accepté volontairement", devrais-je dire, d'après le CECR! :)) avec mes classes de 6ème semestre (3ème année, niveau A2 vers B1...Mais disons plutôt A2). Le thème: les élections municipales.

Contextualisation toute simple : vous vous présentez aux prochaines élections municipales de Bandung.

Consigne : vous créez un programme électoral sur plusieurs thèmes (santé, environnement, justice, économie, culture, etc.), vous concevez des outils de communication (affiche électorale) et présentez votre programme en public afin de le convaincre de voter pour vous.


Je ne m'attendais pas à ce que ça prenne très facilement, d'autant plus qu'en séance de préparation, mes questions de type "vous connaissez la politique de votre pays?", je n'avait que pour seule réponses des piaffements de rire amusés comme si je leur avais demandé s'ils croyaient aux extraterrestres.

Mais pourtant, après quelques efforts pour les pousser à approfondir le sujet (j'y tenais, à cette simulation), les étudiants se sont montrés très créatifs et très moitivés par les tâches demandées. Au delà des mes espérances, à vrai dire. Ils ont proposés des idées pertinentes (quelques unes étaient largement saugrenues bien sûr, comme cette proposition de supprimer toutes les chaînes de restauration rapide de type Mc Do par des restaurants exclusivement Soundanais... Et après on dit que les français sont chauvins...:)), sur des thèmes complexes à traiter vu leur niveau de langue (économie, lutte contre la pauvreté, l'environnement et son champ lexical spécifique, etc.).

3 séances ont été consacrées à la préparation de la simulation. La première séance était une séance de familiarisation avec le thème de la politique, le champ lexical associé et quelques notions culturelles liées à la politique française et Indonésienne. Les deux séances suivantes ont consisté en la préparation et la rédaction des programmes, travail réalisé par groupes de 5 (le candidat + les adjoints).

Quant à la simulation, elle a été organisée dans l'un des auditorium de l'UPI, avec les deux groupes réunis (environ 50 élèves). C'était un très bon moment, les étudiants se sont pris au jeu et ont pratiquement tous ajouté leur petite touche personnelle à leur argumentaire. Petit bémol cependant, j'ai vraiment manqué de temps sur cette séance, il m'aurait fallu consacrer 2 séances complètes à la simulation. S'en souvenir pour plus tard, car c'est une activité que je reproduirai dans d'autres classes dès que je le pourrais!





Moi, je vote pour eux tous!

samedi 10 avril 2010

La vie suit son cours dans le petit monde du français en Indonésie..!

La phase "francophonie" étant passée et des petites vacances bien méritées ayant été prises (à Bali "encore", eh oui que voulez-vous, habitant à 1h30 en avion du Paradis, autant en profiter!), il est temps de faire une petite mise à jour sur mes activités entourant le français à Bandung.

J'ai presque envie de dire que c'est la routine, mais ce serait tout de même un peu abusé de parler de routine quand on a la chance de travailler en Indonésie. Disons que le deuxième semestre suit son cours, à un rythme soutenu tout de même, car nous sommes en ce moment déjà en période d'examens de mi-semestre. C'est à dire qu'à ce jour, il ne reste plus qu'environ 2 mois de cours, et j'ai vraiment la sensation que le temps passe à une vitesse vertigineuse.

J'en suis à cette période de mon séjour ou je ne pense plus en terme de temps passé, mais de temps qui reste, et l'angoisse du départ à venir commence à s'installer. Malgré tout je n'oublie pas de profiter un maximum de ce temps... Ce que j'ai eu l'occasion de faire lors de la petite fête de clôture de la "semaine française" organisée par les étudiants du département de français, pour laquelle j'ai donné un petit cours de familiarisation à la langue improvisé. J'ai pu voir lors de cet évènement l'enthousiasme des étudiants, malgré quelques petits couacs dans l'organisation, dont un qui n'est pas des moindres : l'oubli de me prévenir d'un tel évènement et de ne m'en faire part que 2 jours avant!!!! Dommage car j'aurais aimé faire bien plus que ce petit cours improvié, mais bon, disons qu'ils étaient très préoccupés, on les excuse..!

Bref, j'ai assisté à la petite fête de clôture et Julie, qui m'accompagnait, a fait de jolies photos représentant assez bien l'ambiance qui règne parmi les collègues et les étudiants à l'UPI!


Loupi!
UPI ; Univesitas Pendidikan Indonesia (Université de pédagogie d'Indonésie)

Avec Popi, une de mes étudiants du sixième semestre, et une étudiante très active du département de français!

Avec Jaluw, l'étudiant derrière le roman photo "à l'école de musique" dont j'ai parlé dans le dernier billet (et qui a d'ailleurs remporté le deuxième prix!)

Dante, l'un de mes collègues professeur de français, qui nous a interprété une chanson d'amour en français! Madame iim n'a pas résisté, elle est venue lui déposer une fleur... Ils ont le sens du kitsch en Indo, c'est ce qui fait tout le charme !


Remise des prix des meilleurs étudiants du département de français!

Yuyun, Dita et Tya. Y'en a une qui à l'air moins angoissée que les autres!!

C'est assez surréaliste de participer à des évènements étudiants en Indonésie, car en temps que "Bule" (=blanc), on est constamment sollicités pour des séances de photos avec de parfaits inconnus. L'important est de jouer le jeu et de garder le sourire!

Last but not least : avec mes deux collègues Diny et iim, mes "manmans "d'adoption en quelque sorte! Elles me soutiennent beaucoup dans le travail et sont d'une excellente compagnie !

jeudi 18 mars 2010

Fin mars, un mot d'ordre : FRANCOPHONIE!

La fin mars est, pour tous les acteurs du FLE, une période particulièrement riche en évènements ; c’est la semaine de la francophonie, lors de laquelle les institutions d’enseignement du français langue étrangère du monde entier organisent divers évènements afin de promouvoir la langue française.

En plus de la semaine de la francophonie, le Ministère de la Culture et de la Communication propose quant à lui un autre type d’évènement, « la semaine de la langue française », qui consiste à mettre en avant chaque année 10 mots de la langue française, via des concours de poésie, des pièces de théâtre, des ateliers d’écriture créative, etc.

Ces deux évènements permettent d’une part de promouvoir la francophonie auprès d’un plus large public, mais aussi de mettre en place des projets de travail sortant de l’ordinaire avec les étudiants des écoles et des départements de français.

Pour ma part, c’est un incontournable ! Et en ce qui nous concerne ici, à Bandung, nous avons en ce moment de beaux projets en route.

Tout d’abord, le « concours de la francophonie » organisé par le SCAC de l’Ambassade de France en Indonésie. Ce concours, proposé à tous les départements de français des Universités Indonésiennes, propose aux étudiants le souhaitant de créer un projet décrivant d’une manière originale leur ville et/ ou quartier, sur le modèle de « cités du monde » de TV5. 10 étudiants sont ensuite sélectionnés pour la finale qui aura lieu le mercredi 24 mars à Jakarta.

A l’UPI, j’ai fait la promotion du concours auprès de mes élèves en organisant des réunions de travail régulières : explication des consignes, état des lieux de l’avancement des projets, questions/réponses, récolte des projets, etc. Exercice pas toujours évident, car les consignes me semblaient parfois un peu opaques et assez difficile à comprendre pour des étudiants de niveaux débutant. J’ai récolté 8 projets, ce qui m’a semblé peu vu l’enjeu (le gagnant du concours gagne un voyage d’un mois en France, ce dont 99,9% de mes étudiants rêvent)…A ce jour je ne comprends toujours pas ce petit « flop », mais d’un autre côté j’étais tout de même assez contente car il m’a tout de même fallu faire une sélection parmi ces 8 projets pour n’en retenir que 5 pour l’Ambassade. Nous avons appris la semaine dernière que mon étudiante de sixième semestre Gabriela avait été sélectionnée, nous partons donc mardi prochain direction Jakarta pour l’épreuve orale qui déterminera les 3 gagnants du voyage.

Concernant le concours "dis moi dix mots" pour la semaine de la langue française, c'est cette fois avec le CCF de Bandung que nous avons mis en place un concours. L'équipe de direction et l'équipe pédagogique s'est réunie, réunion à laquelle Julie (la stagiaire MAE de la fac de lettres) et moi-même avons été conviés. Les expériences des années précédentes ont montré que les concours ne semblaient pas beaucoup mobiliser le public du CCF. Problème de communication, manque de relai dans les classes, manque de motivation... Difficile de savoir vraiment ce qu'il en est. Toujours est-il que cette année, nous étions bien décidés à faire mieux, en communiquant davantage et en proposant un concours motivant. Lors de la réunion, je me suis souvenue d'une fiche de Franc-Parler que j'avais lue à propos de la création de romans photos en classe, et cela m'a semblé être une bonne idée pour le concours : créer un roman photo dont l'histoire inclura les 10 mots retenus cette année par le Ministère. Banco! L'idée a été retenue.

Julie et moi avons, chacune de notre côté, fait la promotion du concours dans nos classes afin de pousser un maximum d'étudiants à participer. Julie en a d'ailleurs profité pour utiliser le sujet du concours comme devoir noté pour l'examen de mi-semestre (où "comment forcer le libre choix des étudiants à participer à un concours" hihi il faut bien parfois être un peu plus malin si on veut obtenir ce qu'on veut!!!), et j'ai, pour ma part, décidé de travailler le roman photo en classe dans une logique de projet actionnel.

Pour cela, je me suis aidée de la fiche pratique de "Franc-Parler" , fiche dont je me suis inspirée pour le déroulement et que j'ai adapté à mes étudiants. J'ai travaillé sur ce projet avec mes étudiants de 6ème semestre (3ème année) sur 4 séances, en les prenant exceptionnellement en grand groupe (environ 45/50 étudiants, je les ai habituellement en demi-groupe une semaine sur deux). La première séance a été une séance de familiarisation avec le roman photo (historique, concept, construction, scénarios, vocabulaire spécifique, présentation d'exemples, etc.) et d'explicitation de l'originalité du concours, autrement dit l'explicitation des 10 mots: mentor, escagasser, remue-méninges, variante, mobile, crescendo, galère, cheval de Troie, zapper et baladeur! Autrement, pas une mince affaire! J'ai ensuite travaillé le synopsis lors de la deuxième séance, et ai fait établir à mes étudiants un premier jet de l'histoire de leur roman photo. J'ai alors constitué des groupes de 5, me permettant au final de récolter 10 romans photos. Nous avons ensuite crée les scénarios lors de la troisième séance et finalisé les projets.




Afin de respecter l'esprit du concours, je n'ai pas immédiatement effectué de correction sur le contenu linguistique, mais uniquement orienté les étudiants dans la construction de leurs scénarios et dans la conception des romans-photos. J'ai, au final, récolté 10 romans-photos surprenants, qui pour la plupart m'ont assez impressionnés par la créativité dont ils ont fait preuve malgré les maladresses grammaticales! Malheureusement, la consigne impliquant les 10 mots de la LF à inclure dans les romans photos n'a pas toujours été respectée, cela a semblé être trop difficile pour nombre de mes étudiants.

Bref au final un groupe de mes étudiants a été pré-sélectionné, avec un roman photo très amusant que je vous présente ici!








lundi 15 février 2010

Enseigner la littérature française et francophone...

Je ne parviens pas à me rappeler si j'aimais les rentrées quand j'étais encore à l'école. Quelque chose me dit que je ne faisais pas exception à la règle, et que dans l'ensemble je détestais ça.

Sacré contraste, maintenant que je suis passée à l'ennemi :)

La rentrée a eu lieu il y à maintenant deux semaines, et je suis comblée. J'ai la tête bien occupée et l'agenda griffonné jusqu'au mois de juin par de bien sympathiques perspectives, liées notamment à la semaine de la francophonie qui aura lieu en mars.

Mais commençons tout d'abord par quelques lignes sur mes attributions du deuxième semestre; celles-ci ont en effet un peu changées, et je me retrouve professeur de littérature française et francophone pour les S2 (les grands, rappelez-vous). Exit la sociolinguistique, place aux grands courants littéraires et aux auteurs incontournables de langue française!

Comme à l’accoutumée, pas d'objectifs précis, et le semblant de syllabus que j’ai obtenu à grand peine ne m'a pas beaucoup aidé à définir ce que l’on attendait de moi pour ce cours. J'avais pourtant bon espoir d'être un minimum éclairée par ce merveilleux document (un syllabus et en quelque sorte un descriptif du cours censé permettre à l'enseignant de préparer son contenu en accord avec le programme de l'institution, autrement dit, une véritable boussole), mais mes espoirs ont été réduits à néant à la lecture de ce qui s’est avéré être un maigre feuillet de quelques lignes préconisant d'enseigner les grands courants littéraires du Moyen-âge à nos jours, des grands auteurs français et francophones, l'analyse du discours, les figures de style, les registres de langues, tout en abordant bien entendu la question de la didactique des textes littéraires en classe de langue, etc etc.


!!!


Qui est le con qui a dit que « impossible n’est pas français », que je lui fasse bouffer une copie du Syllabus ? (Google m’indique qu’il faut alors que je m’en prenne à Napoléon…).

Si j’ai appris une chose depuis que je suis stagiaire FLE en Indonésie, c’est que tout est possible en Indonésie, et qu’il faut savoir jouer des situations absurdes et en faire une force. Du coup, je me suis dit qu’en plus des préconisations du syllabus, j'aurais encore bien le temps de traiter de la méthodologie de la dissertation philosophique, de proposer une analyse sémantique du champ lexical de la féodalité dans Tristan et Iseut et aussi de la philosophie des Lumières un de ces 4 matins entre 5 et 7 heures :)

Non mais sérieusement, on attend sincèrement de moi que je traite de la littérature française et francophone en 16 cours. J'en ai déjà des nœuds dans l'estomac à l'idée des impasses révoltantes que je vais devoir faire pour faire tenir un tel programme en ce temps record ! Mais bon, j'ai déjà la chance d'avoir à charge un cours si passionnant, loin de moi l’idée de m’en plaindre (je me plains un peu quand même mais au fond de mon petit coeur d'intello de base je suis très, très contente).

J’ai, à ce jour, déjà donné 3 cours de littérature et jusqu’à présent je pense m'en être plutôt bien sortie malgré quelques tâtonnements. Il faut dire que j’ai encore tout à apprendre sur la question de la didactique de la littérature, et je me rends compte de plus en plus que sensibiliser les étudiants (utiliser ici le verbe « enseigner » me parait bien présomptueux en regard des embryons de connaissances que j'ai en la matière) aux grands écrits français et francophones implique de savoir manier la littérature (en somme, de la culture G, ce qui me semble être le plus simple à partir du moment ou l’on effectue une préparation de cours solide), mais aussi de comprendre et de transmettre les subtilités du langage propre à chaque époque historique et chaque courant littéraire (plus dur), tout en restant vigilant à garder un discours didactique et adapté aux étudiants (véritable performance).

Entre français de langue maternelle, un minimum lettrés et sensibles à la chose littéraire, il est plus ou moins aisé de se laisser aller à la passion littéraire et de décortiquer les écrits des grands auteurs. Je dirais même que pour le français moyen-pédant-et-grande-gueule (mais si ,vous voyez…celui du cliché pas si cliché!) c’est un exercice quasi quotidien plutôt agréable à mener ...(ou désagréable à subir selon l’interlocuteur, j’en conviens !).

Face à un public dont le français n’est pas la langue maternelle, la transmission des connaissances seule ne suffit plus, il faut sans cesse garder en tête le facteur linguistique et adapter son discours vis-à-vis de celui-ci, ce qui m’apparait être une grande difficulté dans le cas d’un cours de littérature. En effet, en tant qu’enseignant de français, il nous faut avant tout mener notre mission linguistique et donc travailler sur la compréhension et sur la forme (explicitation du lexique, observation et analyse des structures syntaxiques propres à certaines littératures, points de grammaire, etc.), mais comment faire ceci tout en préservant la beauté naturelle des mots d'auteurs et de leurs enchainements ? Je ne trouve pas ça évident, mais c'est un beau challenge. A l'heure qu'il est, je ne suis pas exactement sûre que mes étudiants aient bien perçus les subtilités des fables du Moyen-Age comme Le Roman de Renart ou la profondeur de l'amour impossible de Tristan et Iseult (les derniers cours ont portés sur la littérature du Moyen-Age, vous l'aurez deviné), mais je les ai vus apprécier les textes et s'y intéresser, et c'est là l'important, hein? Oui? Non? ... Rassurez moi!!! :)

Ca va, ils n'ont pas l'air trop traumatisés mes étudiants, hein?!

lundi 9 novembre 2009

Séminaire fle à Semarang

Un séminaire FLE a eu lieu ce week-end à Semarang, une ville située dans la province de Java Centre; intitulé "L'enseignement de la langue et de la civilisation françaises", il a rassemblé quelques 200 participants, venus d'universités et de lycées de tout l'archipel. J'attendais avec impatience ce séminaire, car c'était pour moi l'occasion d'écouter mes collègues Indonésiens intervenir autour des problématiques du fle qui leurs sont propres, mais c'était aussi - et surtout - l'occasion de passer du temps avec mes collègues de l'UPI dans un cadre plus informel que celui de l'université. Dans les deux cas, le week-end a pleinement répondu à mes attentes, et il me sera difficile d'en raconter les milliers de petites anecdotes qui l'ont ponctué. En voici tout de même un bref récit!

Séminaire FLE à Semarang : la version studieuse ;)

Je suis obligée de couper le récit en deux car sincèrement, quand on parle de "séminaire fle", on pense que l'on va passer le week-end à se prendre le chou sur la didactique du fle en se sifflant des coupettes et en s'auto-congratulant sur la beauté de la langue française et sur son rayonnement international, mais en fait non. Du moins, ça n'est pas le cas en Indonésie, car d'une part, on ne siffle pas de coupettes ici (snif), et d'autre part, je n'ai pas décelé de prout-proutisme lors de ce séminaire. Il n'en a pas moins été studieux, car le thème de la journée ratissant large ("la langue et civilisation françaises"), a été l'objet d'interventions intéressantes (pas toutes, faut pas rêver) qui m'ont permis de comprendre un peu mieux mon nouvel environnement de travail (autrement dit, l'Indonésie et ses profs de français). (Et je vais peut-être arrêter là les parenthèses).

Je n'ai pas pu tout voir, car le séminaire était divisé en ateliers l'après-midi et je suis intervenue dans l'un d'eux. Mais bon, entre autres choses, les thèmes du multimédia, de la mise en place de projets, de la motivation, de l'influence de la langue maternelle, et de la civilisation dans les manuels de fle ont été abordés. Autant dire, plus ou moins les mêmes préoccupations qu'en Europe, j'ai l'impression. Parmi ces interventions, certaines furent obscures ("Comment pratiquer les 20 diférentes stratégies pour expliquer et faire des cartes heuristiques les nouveaux vocabulaires"), d'autres bien vues, notamment avec cette intervention bien à propos en regard de la folie furieuse qui habite les Indonésiens quant il s'agit de Facebook : "profiter de facebook dans l'enseignement de la production écrite".

J'ai, quant à moi, abordé la pédagogie interculturelle, et je crois m'en être bien sortie. Pas évident pourtant, d'introduire la notion d'interculturel en 20 minutes d'interventions, d'autant plus que j'ai essayé de passer un maximum de temps sur l'application pratique après une petite démilitation du champ théorique. Je pense que ça a été bien reçu, les personnes présentes semblaient intéressées et de nombreuse questions ont été posées. Cette intervention était d'abord motivée par une de mes propres frustrations en classe de fle: l'enseignement de la "civilisation", mot que j'abhorre pour son caractère réducteur et cataloguant et qui bien souvent en classe se résume à une addition de notions factuelles souvent basées sur des stéréotypes tous plus idiots les uns que les autres (les français sont romantiques/ils aiment boire du vin/leur système de couverture sociale est le meilleure du monde/France=Paris, etc.), et qui ne laisse aucune place aux caractéristiques propres à chaques individus. Mon message samedi était donc "nous, les français, comme tout un chacun, avons une identité dynamique!!" Ne nous mettez pas dans des cases!!". (J'aurais pu apporter des panneaux et faire un piquet de grève devant la salle de conférence mais ça n'aurait pas joué en ma faveur question stéréotype!)

En action ;)

Pour prouver que je faisais pas un karaoké dans l'image précédente

Bref, un sujet passionnant sur lequel j'ai eu grand plaisir à travailler, et qui j'espère pourra intéresser les profs Indonésiens. C'était en tout cas une belle occasion de transmettre, dans un cadre autre que celui de la classe, et j'espère aussi que ce ça occasionnera de futurs échanges.

Quelques petites photos pour illustrer! J'en profite pour présenter certaines de mes collègues de choc :)


Avec mes camarades stagiaires MAE Fina (Univ de Yogyakarta) et Anne-Lise (Univ de Jakarta)

La cérémonie d'ouverture du séminaire avec une danse traditionnelle Indonésienne

3 de mes super collègues de l'UPI : Youli, Dwi et iim

Avec Dini, encore une collègue géniale!

Séminaire FLE à Semarang : la version folie furieuse!!

Parce qu'un séminaire "à la UPI", c'est pas que le boulot, l'équipe de l'université nous avait concoté un programme digne des plus grands tour-opérateurs ! Ainsi, en malmenant un peu notre horloge biologique (sous entendu en faisant l'impasse sur 2 nuits entières sur une période de 3 jours, hmpf!) nous avons pu faire un peu de tourisme à Semarang et à Yogyakarta. J'ai pu découvrir la pratique de l'achat compulsif de "oleh oleh", petits trucs à manger -souvenir dont les Indonésiens sont très friands, visiter en express Borobudur, un temple Bouddhiste près de Yogyakarta sous une chaleur à crever (38° au bas mot, je dirais), faire une expédition Batik dans les marchés bondés de la ville, et balade en bica (vélo pousse pousse). dans les rues de la ville. Tout cela diligenté par Madame iim, ma responsable de département, qui a eu à coeur de nous faire passer un excellent week-end.

Voilà en vrac commet ça se vit un séminaire ici! C'est du sport, on peut le dire :)

Ce que je retiens surtout, ce n'est pas tellement la découverte de certains lieux comme Yogyakarta ou le temple de Borobudur - exceptionnels au demeurant - mais plutôt l'ambiance géniale qui a régné tout au long du périple. J'ai découvert l'équipe de l'UPI que je n'avais jusqu'à présent fréquenté que sporadiquement entre deux cours, et j'ai pu constater à quel point j'étais bien tombée en venant travailler avec eux.

Enfin bref, place aux photos maintenant...

Yogyakarta vue d'un "Bica"

Madame Elly déchainée sur le karaoké du bus

Borobudur...

Borobudur encore, et ses nuées de visiteurs du dimanche (ils auraient tort de se priver!)

Quelques uns de mes étudiants de S1! Sont-i pas mignons!?


Cheveux z-aux vent, sourire jusqu'aux oreilles

lundi 26 octobre 2009

Visibilité réduite

Je reprends le fil du blog concernant mon travail à l’UPI, travail qui, après ces 3 premières semaines, se définit peu à peu mais me laisse tout de même sur quelques interrogations.

Depuis mon arrivée, j’ai cette sensation exaspérante de faire cours avec des œillères ; en effet, quand on m’a confié les classes de S1 et S2, on a « omis » de me les livrer avec la notice, c'est-à-dire, avec les objectifs de l’université, le déroulement ainsi que la progression souhaitée. Si je m’en tiens à l’intitulé des cours que je donne, je donne cours de « perfectionnement linguistique » et « communication orale ».

Autant dire que ce n’est pas très éclairant :)

Enfin, au moins, pour la communication orale, les deux mots m’évoquent quelque chose, et je ne pense pas me tromper en pariant sur le fait que le but recherché est de développer les aptitudes langagières que sont la production orale (PO) et la compréhension orale (CO). Mais quand j’entends « perfectionnement linguistique », là, je suis un peu déconcertée. Perfectionnement…Ok…synonyme : amélioration, progrès, avancement… Ah oui, là c’est plus clair. Améliorer les apprenants. Ok, c’est mon job, je crois que je sais faire. Mais il subsiste tout de même un petit problème ; je n’ai aucune idée des acquis des mes apprenants, je ne sais pas d’où ils viennent (leur biographie d’apprentissage, si je puis dire !), où ils en sont dans les cours de français qu'ils suivent en parallèle, ce qu’ils visent, ce que l’institution attend d’eux…Bref, j’ai bien du mal à avancer car je ne maitrise pas l’environnement dans sa globalité et ai bien du mal à trouver les informations qui pourraient m’éclairer.

D’où l’image des œillères, qui témoigne bien de ce que je peux parfois ressentir quand je prépare mes cours.

Ce manque d’éclairage sur mes missions de la part de l’institution me fait m’interroger sur la vision que l’on a de moi – je parle de ma fonction à l’université, pas de moi personnellement – et je soupçonne que derrière ce que je vois parfois comme un manque de rigueur dans les attentes pédagogiques de la part des départements qui m’accueillent, se cache l’effet gadget caractérisant le locuteur natif (le « native speaker » à propos duquel j’ironisais dans un billet précédent). Cet effet « label certifié 100% natif », qui semble se suffire à lui-même (qui, dans sa scolarité n’a pas eu d’assistant/lecteur/autre personne non-identifiée en langue étrangère qui ne savait pas lui-même ce qu’il faisait en cours à part parler dans sa langue maternelle! Perso, j’en ai eu jusqu’en Master 1 !) , mais qui personnellement, ne me suffit pas.

Il me semble que cette situation est assez redondante chez les stagiaires, stagiaires que l’on « lâche » parfois dans la jungle d’une institution étrangère sans carte (le fonctionnement de l’institution) et sans boussole (les objectifs). Cependant, loin de moi l’idée de noircir le tableau d’un séjour et d’un stage qui se passe jusqu’à présent très, très bien. J’ai pris pour parti de profiter de ce manque d’orientation pour concevoir moi-même le curriculum et les contenus de mes cours, et m’offrir ainsi la liberté de proposer aux étudiants des contenus en adéquation avec leurs besoins. Je réalise aujourd’hui que cette liberté a un prix, celui du temps incroyable que je passe à la conception de chacun de mes cours, mais le plaisir est là : pour moi, qui complète ainsi ma formation (mais a-t-on un jour fini de se former quand on est enseignant ??) et, je l’espère, pour mes étudiants, qui profitent de cours pour lesquels ils ont participé au choix des contenus et qui répondent à leurs besoins (du moins je l'espère!). Ainsi, je peux me faire plaisir en faisant cours d’histoire de la didactique avec mes S2 un jour, et faire une séance d’information et d’échanges sur la francophonie le lendemain.

C’est un peu moins évident avec les S1, qui sont d’un niveau de langue moindre et sont plus en attente sur le plan linguistique ; c’est avec eux que les œillères sont les plus handicapantes, car faire cours de PO/CO avec des étudiants dont on n’a pas encore bien identifié le niveau, sans autre indication, ni matériel ni…rien…C’est pas évident !! Je ne m’inquiète pas trop cependant, j’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur mes quelques expériences précédentes, notamment en Syrie ou j’avais une classe avec laquelle je n’avais pour objectif que de faire de la PO et pour qui j’avais créé pas mal de matériel que je peux réutiliser ici, en l’adaptant.

Une fois de plus, il ne s’agit pas de remarques négatives ici ; juste des constatations qui vont de pair avec la découverte d’une nouvelle institution, de son fonctionnement propre, éloigné de nos standards habituels, et donc des énigmes qui l’accompagnent. Comme le dit MJB dans l’article pour une ingénierie de la rencontre, « L’enseignant de langues, (nous renonçons au terme de « natif » à résonance idéologique ambiguë) est non seulement passeur (Todorov T., 2002) entre deux cultures, mais membre sur le plan professionnel d’un cadre institutionnel, or l’on sait que les contextes éducatifs sont des construits sociaux forts, presque des « condensés nationaux » qui ont été inculqués aux membres de la communauté éducative, à savoir au premier chef, les publics auxquels a à faire l’enseignant puis ses collègues. ». C’est donc en étant consciente que ces questions qui émergent en moi sont dues à la confrontation avec un autre système et à mon entrée dans une nouvelle vie professionnelle que j’avance, certes, dans un relatif brouillard, mais non sans plaisir et sérénité.

jeudi 8 octobre 2009

Premiers pas de la Native Speaker à l'Université Pendidikan

J'ai fait mes premiers pas à l'université ces derniers jours, et ai pu me faire une petite idée de ce que l'université Pendidikan attendais de la "native speaker" (c'est ainsi que j'apparais sur les emplois du temps...c'est pas un peu réducteur ça?!). Je n'ai pas encore rencontré toutes mes classes, mais voici ce que ça donne, jusqu'à présent.

L'université Pendidikan étant une faculté de pédagogie, j'enseigne à de futurs professeurs de français. Mais ce n'est pas uniquement le cas, car mes interventions en tant qu'enseignante française (oui, enfin, la native speaker quoi) sont surtout focalisées sur le programme des "S2", ou "S-dua", c'est à dire les étudiants de maîtrise FLE en formation continue.

Mes "S-dua" se divisent en deux groupes, les "S2 - 1er semestre", qui seraient l'équivalent de nos master 1 FLE en France, et les "S2 - 3ème semestre", qui eux, seraient plutôt l'équivalent de nos Master 2. Je vais également être chargée de classes de "S1", qui seraient là, plutôt l'équivalent de nos licences.

Jusqu'à présent, je n'ai rencontré que les S2 (les "grands", j'ai envie de dire, je suis presque tentée de les appeler les darons, vu qu'ils sont pour la plupart bien plus âgés que moi :) ). Les S2 sont des professeurs de français fonctionnaires, qui ont travaillés ces dernières années dans des universités ou des écoles et qui bénéficient d'une bourse leur permettant de compléter leur formation de Master FLE à l'université Pendidikan. Une fois leur formation complétée, ils retourneront tous à leurs postes respectifs, dans les quatres coins de l'archipel Indonésien.

Je les ai rencontrés en début de semaine, et ai donc effectué la traditionnelle séance de prise de contact-présentation-définition des besoins, et suis ravie car j'entre-aperçois plein de possibilités avec ces deux classes. Si l'on prend l'emploi du temps que l'on m'a confié, il est écrit sur papier que je suis chargée du cours de "perfectionnement linguistique", ce qui, d'après moi, est une expression valise. Surtout que sincèrement, le niveau de mes étudiants à l'oral et d'une qualité exceptionnelle (on flirte avec le C1), et bien que je n'ai pas encore testé l'écrit, il ne me restera, je pense, que peu de choses à approfondir au niveau linguistique pur, sauf si l'on prend le mot "perfectionnement" à la lettre et que l'on vise, effectivement, la perfection ! :)

Etant étudiants en Master FLE, mes questions quant à leurs besoins ont fait émerger chez la plupart d'entre eux le souhait de traiter de didactique, ce qui n'est pas pour me déplaire, bien que le challenge soit réel. En effet, ils ont beaucoup de questions concernant les techniques d'enseignement, les TICE, le FOS, et quelques interrogations sur la linguistique aussi, bref, des choses sur lesquelles je suis moi-même en cours d'apprentissage. Cependant, j'ai réellement l'envie de relever le défi et de profiter de ces cours pour que nous confrontions nos expériences et notre formation en FLE. Je leur ai proposé de leur faire un état des lieux des recherches françaises en didactique en leur proposant des articles fondateurs de nos grands didacticiens adorés (devinez de qui je vais parler!) et ils semblaient très enthousiastes.

Idéalement, je vois ça comme une grande opportunité d'échanger autour du FLE; un domaine qui nous passionne, mes étudiants comme moi-même, et autour duquel nous pourrons réflechir et travailler sur un pied d'égalité. J'ai presque l'impression d'être "gagnante" dans tout ça. Très égoistement, c'est pour moi une occasion en or de faire le point sur ma formation et d'approfondir mes connaisances. Bien que cela augure quelques nuits blanches à me pencher, ou me repencher, sur la littérature du FLE et ses fondamentaux!!

J'ai également ressenti un grand désir parmi mes étudiants de S2 de traiter de thèmes de société plus en profondeur; ainsi, des étudiants m'ont demandé de traiter du féminisme en France (j'ai littéralement exulté à l'entente de cette proposition) et de la question de la religion. J'ai dis Banco, à la condition que chacun de ces "exposés" se suivent d'un exposé sur le même thème, mais cette fois par les étudiants eux-même, du point de vue de l'Indonésie. Là également, que puis-je demander de plus? S'ils jouent le jeu (et moi d'ailleurs, par la même occasion), nous serons alors là dans l'interculturel, dans l'effet miroir que j'apprécie tant dans cette profession.

L'autre groupe de S2, les 1er semestre, est un tout petit groupe de 4 étudiants, qui eux aussi sont en formation continue. Tous ont travaillés en tant qu'enseignant après la licence, et sont donc cette année en mise en disponibilité pour leur formation continue. Seulement, il s'agit là des 1er semestre, c'est à dire qu'ils effectuent leur première année de master. Pour ce groupe, en plus d'un cours de perfectionnement linguistique qui est du même acabit que le cours du même nom que je donne à l'autre groupe, je suis également chargée du cours de "sociologie du langage" en binôme avec un professeur Indonésien. Youpi! Gogo gadget au Louis-Jean Calvet, Labov and Co!! A moi la diglossie, les variations du langage, le bilinguisme, les communauté linguistiques!

Quant aux S1, je ne les aient pas encore rencontrés. Ce sera pour lundi! D'après Sylvain, le précédent stagiaire, se sont des petits monstres addict à Facebook et extrêmement intrusifs quant à la vie personnelle du Native Speaker.

Ca promet :)