vendredi 30 octobre 2009
jeudi 29 octobre 2009
Les FLE de l'amour
Je discutais avec un copain il y à quelques jours, et nous en sommes arrivés à discuter hobby. Il me demande alors si j'aime jouer aux cartes. Non. Les cartes m'indiffèrent, je n'ai aucune espèce d'intérêt pour cette activité. Les échecs? Me demande-t-il alors. Non. Pas la patience. Pas même la patience de passer le cap des explications des règles. Alors de là à y jouer...Les dames? Idem. La linedance? Pffrt. La salsa? Pas moyen de me faire danser avec quelqu'un.
- "t'aimes rien en fait"?
- "Ben en fait non, je suis très chiante comme fille"
Bien sur, la conversation était bon enfant, et ma réponse bien entendu ironique (j'ai passé le cap de l'auto flagellation depuis l'adolescence déjà), mais cette brève conversation m'a fait réfléchir et je me dois de me rendre à l'évidence : non, je n'ai pas de passion.
J'en ai des milliers.
Je donne toute mon énergie à une multitude de choses, et j'ai expérimenté un nombre incalculable d'activités sans pour autant pouvoir m'impliquer entièrement dans une en particulier. Aucune de ces passions furtives (en vrac : La guitare, le piano, la musique assistée par ordinateur, la création de sites Internet, le cabaret, le roller, la langue des signes, la photo, le féminisme, la politique, l'humanitaire, la peinture, le secourisme, la régie lumière, le sport, et j'en passe) n'a pu échapper à ma tendance bulldozer à me lasser des choses.
Je suis curieuse de tout, et ma passion dans la vie est simple: ma passion, c'est la vie. Tout ce qu'on y voit, tout ce qu'on y goûte, tout ce qu'on en apprend, tout ce qu'on y partage.
Et j'ai de la chance, dans mon malheur; j'ai trouvé le FLE.
- "t'aimes rien en fait"?
- "Ben en fait non, je suis très chiante comme fille"
Bien sur, la conversation était bon enfant, et ma réponse bien entendu ironique (j'ai passé le cap de l'auto flagellation depuis l'adolescence déjà), mais cette brève conversation m'a fait réfléchir et je me dois de me rendre à l'évidence : non, je n'ai pas de passion.
J'en ai des milliers.
Je donne toute mon énergie à une multitude de choses, et j'ai expérimenté un nombre incalculable d'activités sans pour autant pouvoir m'impliquer entièrement dans une en particulier. Aucune de ces passions furtives (en vrac : La guitare, le piano, la musique assistée par ordinateur, la création de sites Internet, le cabaret, le roller, la langue des signes, la photo, le féminisme, la politique, l'humanitaire, la peinture, le secourisme, la régie lumière, le sport, et j'en passe) n'a pu échapper à ma tendance bulldozer à me lasser des choses.
Je suis curieuse de tout, et ma passion dans la vie est simple: ma passion, c'est la vie. Tout ce qu'on y voit, tout ce qu'on y goûte, tout ce qu'on en apprend, tout ce qu'on y partage.
Et j'ai de la chance, dans mon malheur; j'ai trouvé le FLE.
Et ces jours-ci, je bénis d'autant plus d'avoir croisé le FLE sur ma route que je suis en situation de challenge quotidien avec certaines de mes classes, notamment avec les cours de sociolinguistique et de "{([*^civi*^])}" (j'ai une haine pour ce mot, il faut absolument que j'en trouve un autre - toute suggestion sera étudiée avec grand intérêt), cours qui demandent non pas uniquement une préparation, mais une véritable autoformation accélérée et constante, et rien ne peux me faire plus plaisir. Ainsi, je me suis plongée ces derniers jours dans la sociolinguistique, domaine que je ne connaissais que très peu, et qui me ravit à mesure que j'en étudie les complexités. Le plaisir est double, car en plus de me satisfaire d'un point de vue personnel, je ressens un grand plaisir à transmettre ce que j'apprends à mes étudiants, et je suis persuadée que la passion que l'on met dans quelquechose peut influer sur la motivation et la réussite des étudiants (la passion seule ne peut suffire, il faut ajouter une bonne dose de didactique et de pédagogie pour s'en sortir, faut pas rêver!!!*)
Bref, pour en revenir à la sociolinguistique, je m'éclate à (re)passer en revue les grandes notions, en essayant d'approfondir au maximum en croisant les sources et les supports (sans accès à la littérature récente du domaine mais j'ai tout de même la chance d'avoir accès à pas mal d'ouvrages à bandung, notamment via la fac et le CCF), et avec l'aide d'une informatrice inespérée en la personne de ma propre professeur de sociolinguistique de M1 qui accepte de me "sponsoriser sociolinguistiquement" via emails. Et je dois dire que ce n'est pas de trop, car la sociolinguistique est un domaine complexe, dans lequel on a vite fait de se paumer! Diglossie, dialectes, bilinguisme...La délimitation de ces notions seules demande une véritable rigueur pour faire face aux nombreuses questions - toutes plus pertinentes les unes que les autres d'ailleurs - de mes étudiants avides d'en savoir plus et avides d'exemples concrets.
J'ai le même sentiment de plaisir à m'autoformer dans la préparation de mes cours de didactique. Bon, là, c'est un peu honteux de dire que je m'y autoforme, car c'est l'objet de ma formation en master, mais bon, il y à tout de même un bond entre être étudiant en didactique et enseigner la didactique. Punaise, ça c'est pas rien!! La préparation, je la peaufine, et je peux vous dire que je répète à voix haute devant ma glace les veilles de cours!! Mais quel bonheur en tout cas, de pouvoir parler d'un domaine qui me passionne autant depuis que j'ai commencé le FLE. Je pourrais en parler des heures, si seulement j'étais assez intelligente pour durer ce temps là haha. Enseigner la didactique en tout cas, en voilà un beau challenge; c'est très stimulant, mais c'est aussi une constante leçon d'humilité. Chaque jour je me demande qui je suis pour prétendre enseigner à des professeurs la didactique? J'ai toujours ce sentiment d'illégitimité que je n'arrive à ettouffer qu'en préparant les cours les plus soignés et les plus rigoureux.
Enfin, les cours de civi qui me demandent aussi une bonne dose d'autoformation, sur des thèmes aussi variés que passionnants dont j'avais déjà parlés dans un billet précédent.
BREF TOUT CA POUR DIRE que, malgré tout, le FLE c'est une sacré passion en soi, et que j'ai vraiment trouvé chaussette à mon pied en tombant dedans, car je crois qu'avec cette profession, j'ai de quoi combler ma curiosité pour le monde pour un bon nombre de vies :)
J'ai le même sentiment de plaisir à m'autoformer dans la préparation de mes cours de didactique. Bon, là, c'est un peu honteux de dire que je m'y autoforme, car c'est l'objet de ma formation en master, mais bon, il y à tout de même un bond entre être étudiant en didactique et enseigner la didactique. Punaise, ça c'est pas rien!! La préparation, je la peaufine, et je peux vous dire que je répète à voix haute devant ma glace les veilles de cours!! Mais quel bonheur en tout cas, de pouvoir parler d'un domaine qui me passionne autant depuis que j'ai commencé le FLE. Je pourrais en parler des heures, si seulement j'étais assez intelligente pour durer ce temps là haha. Enseigner la didactique en tout cas, en voilà un beau challenge; c'est très stimulant, mais c'est aussi une constante leçon d'humilité. Chaque jour je me demande qui je suis pour prétendre enseigner à des professeurs la didactique? J'ai toujours ce sentiment d'illégitimité que je n'arrive à ettouffer qu'en préparant les cours les plus soignés et les plus rigoureux.
Enfin, les cours de civi qui me demandent aussi une bonne dose d'autoformation, sur des thèmes aussi variés que passionnants dont j'avais déjà parlés dans un billet précédent.
BREF TOUT CA POUR DIRE que, malgré tout, le FLE c'est une sacré passion en soi, et que j'ai vraiment trouvé chaussette à mon pied en tombant dedans, car je crois qu'avec cette profession, j'ai de quoi combler ma curiosité pour le monde pour un bon nombre de vies :)
*Clin d'oeil gros comme une maison aux aspirants professeurs de FLE ayant le projet fou de voyager par delà le monde sans passer par la case Master FLE :)
lundi 26 octobre 2009
Visibilité réduite
Je reprends le fil du blog concernant mon travail à l’UPI, travail qui, après ces 3 premières semaines, se définit peu à peu mais me laisse tout de même sur quelques interrogations.
Depuis mon arrivée, j’ai cette sensation exaspérante de faire cours avec des œillères ; en effet, quand on m’a confié les classes de S1 et S2, on a « omis » de me les livrer avec la notice, c'est-à-dire, avec les objectifs de l’université, le déroulement ainsi que la progression souhaitée. Si je m’en tiens à l’intitulé des cours que je donne, je donne cours de « perfectionnement linguistique » et « communication orale ».
Autant dire que ce n’est pas très éclairant :)
Enfin, au moins, pour la communication orale, les deux mots m’évoquent quelque chose, et je ne pense pas me tromper en pariant sur le fait que le but recherché est de développer les aptitudes langagières que sont la production orale (PO) et la compréhension orale (CO). Mais quand j’entends « perfectionnement linguistique », là, je suis un peu déconcertée. Perfectionnement…Ok…synonyme : amélioration, progrès, avancement… Ah oui, là c’est plus clair. Améliorer les apprenants. Ok, c’est mon job, je crois que je sais faire. Mais il subsiste tout de même un petit problème ; je n’ai aucune idée des acquis des mes apprenants, je ne sais pas d’où ils viennent (leur biographie d’apprentissage, si je puis dire !), où ils en sont dans les cours de français qu'ils suivent en parallèle, ce qu’ils visent, ce que l’institution attend d’eux…Bref, j’ai bien du mal à avancer car je ne maitrise pas l’environnement dans sa globalité et ai bien du mal à trouver les informations qui pourraient m’éclairer.
D’où l’image des œillères, qui témoigne bien de ce que je peux parfois ressentir quand je prépare mes cours.
Ce manque d’éclairage sur mes missions de la part de l’institution me fait m’interroger sur la vision que l’on a de moi – je parle de ma fonction à l’université, pas de moi personnellement – et je soupçonne que derrière ce que je vois parfois comme un manque de rigueur dans les attentes pédagogiques de la part des départements qui m’accueillent, se cache l’effet gadget caractérisant le locuteur natif (le « native speaker » à propos duquel j’ironisais dans un billet précédent). Cet effet « label certifié 100% natif », qui semble se suffire à lui-même (qui, dans sa scolarité n’a pas eu d’assistant/lecteur/autre personne non-identifiée en langue étrangère qui ne savait pas lui-même ce qu’il faisait en cours à part parler dans sa langue maternelle! Perso, j’en ai eu jusqu’en Master 1 !) , mais qui personnellement, ne me suffit pas.
Il me semble que cette situation est assez redondante chez les stagiaires, stagiaires que l’on « lâche » parfois dans la jungle d’une institution étrangère sans carte (le fonctionnement de l’institution) et sans boussole (les objectifs). Cependant, loin de moi l’idée de noircir le tableau d’un séjour et d’un stage qui se passe jusqu’à présent très, très bien. J’ai pris pour parti de profiter de ce manque d’orientation pour concevoir moi-même le curriculum et les contenus de mes cours, et m’offrir ainsi la liberté de proposer aux étudiants des contenus en adéquation avec leurs besoins. Je réalise aujourd’hui que cette liberté a un prix, celui du temps incroyable que je passe à la conception de chacun de mes cours, mais le plaisir est là : pour moi, qui complète ainsi ma formation (mais a-t-on un jour fini de se former quand on est enseignant ??) et, je l’espère, pour mes étudiants, qui profitent de cours pour lesquels ils ont participé au choix des contenus et qui répondent à leurs besoins (du moins je l'espère!). Ainsi, je peux me faire plaisir en faisant cours d’histoire de la didactique avec mes S2 un jour, et faire une séance d’information et d’échanges sur la francophonie le lendemain.
C’est un peu moins évident avec les S1, qui sont d’un niveau de langue moindre et sont plus en attente sur le plan linguistique ; c’est avec eux que les œillères sont les plus handicapantes, car faire cours de PO/CO avec des étudiants dont on n’a pas encore bien identifié le niveau, sans autre indication, ni matériel ni…rien…C’est pas évident !! Je ne m’inquiète pas trop cependant, j’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur mes quelques expériences précédentes, notamment en Syrie ou j’avais une classe avec laquelle je n’avais pour objectif que de faire de la PO et pour qui j’avais créé pas mal de matériel que je peux réutiliser ici, en l’adaptant.
Une fois de plus, il ne s’agit pas de remarques négatives ici ; juste des constatations qui vont de pair avec la découverte d’une nouvelle institution, de son fonctionnement propre, éloigné de nos standards habituels, et donc des énigmes qui l’accompagnent. Comme le dit MJB dans l’article pour une ingénierie de la rencontre, « L’enseignant de langues, (nous renonçons au terme de « natif » à résonance idéologique ambiguë) est non seulement passeur (Todorov T., 2002) entre deux cultures, mais membre sur le plan professionnel d’un cadre institutionnel, or l’on sait que les contextes éducatifs sont des construits sociaux forts, presque des « condensés nationaux » qui ont été inculqués aux membres de la communauté éducative, à savoir au premier chef, les publics auxquels a à faire l’enseignant puis ses collègues. ». C’est donc en étant consciente que ces questions qui émergent en moi sont dues à la confrontation avec un autre système et à mon entrée dans une nouvelle vie professionnelle que j’avance, certes, dans un relatif brouillard, mais non sans plaisir et sérénité.
Depuis mon arrivée, j’ai cette sensation exaspérante de faire cours avec des œillères ; en effet, quand on m’a confié les classes de S1 et S2, on a « omis » de me les livrer avec la notice, c'est-à-dire, avec les objectifs de l’université, le déroulement ainsi que la progression souhaitée. Si je m’en tiens à l’intitulé des cours que je donne, je donne cours de « perfectionnement linguistique » et « communication orale ».
Autant dire que ce n’est pas très éclairant :)
Enfin, au moins, pour la communication orale, les deux mots m’évoquent quelque chose, et je ne pense pas me tromper en pariant sur le fait que le but recherché est de développer les aptitudes langagières que sont la production orale (PO) et la compréhension orale (CO). Mais quand j’entends « perfectionnement linguistique », là, je suis un peu déconcertée. Perfectionnement…Ok…synonyme : amélioration, progrès, avancement… Ah oui, là c’est plus clair. Améliorer les apprenants. Ok, c’est mon job, je crois que je sais faire. Mais il subsiste tout de même un petit problème ; je n’ai aucune idée des acquis des mes apprenants, je ne sais pas d’où ils viennent (leur biographie d’apprentissage, si je puis dire !), où ils en sont dans les cours de français qu'ils suivent en parallèle, ce qu’ils visent, ce que l’institution attend d’eux…Bref, j’ai bien du mal à avancer car je ne maitrise pas l’environnement dans sa globalité et ai bien du mal à trouver les informations qui pourraient m’éclairer.
D’où l’image des œillères, qui témoigne bien de ce que je peux parfois ressentir quand je prépare mes cours.
Ce manque d’éclairage sur mes missions de la part de l’institution me fait m’interroger sur la vision que l’on a de moi – je parle de ma fonction à l’université, pas de moi personnellement – et je soupçonne que derrière ce que je vois parfois comme un manque de rigueur dans les attentes pédagogiques de la part des départements qui m’accueillent, se cache l’effet gadget caractérisant le locuteur natif (le « native speaker » à propos duquel j’ironisais dans un billet précédent). Cet effet « label certifié 100% natif », qui semble se suffire à lui-même (qui, dans sa scolarité n’a pas eu d’assistant/lecteur/autre personne non-identifiée en langue étrangère qui ne savait pas lui-même ce qu’il faisait en cours à part parler dans sa langue maternelle! Perso, j’en ai eu jusqu’en Master 1 !) , mais qui personnellement, ne me suffit pas.
Il me semble que cette situation est assez redondante chez les stagiaires, stagiaires que l’on « lâche » parfois dans la jungle d’une institution étrangère sans carte (le fonctionnement de l’institution) et sans boussole (les objectifs). Cependant, loin de moi l’idée de noircir le tableau d’un séjour et d’un stage qui se passe jusqu’à présent très, très bien. J’ai pris pour parti de profiter de ce manque d’orientation pour concevoir moi-même le curriculum et les contenus de mes cours, et m’offrir ainsi la liberté de proposer aux étudiants des contenus en adéquation avec leurs besoins. Je réalise aujourd’hui que cette liberté a un prix, celui du temps incroyable que je passe à la conception de chacun de mes cours, mais le plaisir est là : pour moi, qui complète ainsi ma formation (mais a-t-on un jour fini de se former quand on est enseignant ??) et, je l’espère, pour mes étudiants, qui profitent de cours pour lesquels ils ont participé au choix des contenus et qui répondent à leurs besoins (du moins je l'espère!). Ainsi, je peux me faire plaisir en faisant cours d’histoire de la didactique avec mes S2 un jour, et faire une séance d’information et d’échanges sur la francophonie le lendemain.
C’est un peu moins évident avec les S1, qui sont d’un niveau de langue moindre et sont plus en attente sur le plan linguistique ; c’est avec eux que les œillères sont les plus handicapantes, car faire cours de PO/CO avec des étudiants dont on n’a pas encore bien identifié le niveau, sans autre indication, ni matériel ni…rien…C’est pas évident !! Je ne m’inquiète pas trop cependant, j’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur mes quelques expériences précédentes, notamment en Syrie ou j’avais une classe avec laquelle je n’avais pour objectif que de faire de la PO et pour qui j’avais créé pas mal de matériel que je peux réutiliser ici, en l’adaptant.
Une fois de plus, il ne s’agit pas de remarques négatives ici ; juste des constatations qui vont de pair avec la découverte d’une nouvelle institution, de son fonctionnement propre, éloigné de nos standards habituels, et donc des énigmes qui l’accompagnent. Comme le dit MJB dans l’article pour une ingénierie de la rencontre, « L’enseignant de langues, (nous renonçons au terme de « natif » à résonance idéologique ambiguë) est non seulement passeur (Todorov T., 2002) entre deux cultures, mais membre sur le plan professionnel d’un cadre institutionnel, or l’on sait que les contextes éducatifs sont des construits sociaux forts, presque des « condensés nationaux » qui ont été inculqués aux membres de la communauté éducative, à savoir au premier chef, les publics auxquels a à faire l’enseignant puis ses collègues. ». C’est donc en étant consciente que ces questions qui émergent en moi sont dues à la confrontation avec un autre système et à mon entrée dans une nouvelle vie professionnelle que j’avance, certes, dans un relatif brouillard, mais non sans plaisir et sérénité.
Libellés :
FLE,
Gymnastique réflexive,
Universitas Pendidikan
lundi 19 octobre 2009
Balade dans les alentours
Bandung by night. Photo assez représentative de la ville : une circulation dense et des "mall" (centres commerciaux) en veux-tu en-voilà!

Dans le "angkot" (le moyen de transport local, un minivan qui dépose les gens où ils veulent pour quelques roupies) qui me ramène à la maison. Fait rarissime, nous sommes alors moins de 18 dedans. J'y passe une bonne partie de mes journées!

Quelques restes de l'architecture coloniale hollandaise...

Il y à une rue à Bandung qui est assez incroyable : la rue des magasins de fringues un peu "rebelles", constituée de boutiques toutes plus extravagantes les unes que les autres.
Démonstration:
Dans le "angkot" (le moyen de transport local, un minivan qui dépose les gens où ils veulent pour quelques roupies) qui me ramène à la maison. Fait rarissime, nous sommes alors moins de 18 dedans. J'y passe une bonne partie de mes journées!
Quelques restes de l'architecture coloniale hollandaise...
Il y à une rue à Bandung qui est assez incroyable : la rue des magasins de fringues un peu "rebelles", constituée de boutiques toutes plus extravagantes les unes que les autres.
Démonstration:
Quelques personnages...Une guérisseuse, qui vous concocte une potion (dont les éléments constitutifs resterons un mystère) selon vos besoins...
...Et la maréchaussée...
vendredi 16 octobre 2009
Mon premier tremblement de terre
Ma première fois. Comme c'est émouvant. C'est assez cocasse, car j'ai ressenti mon premier tremblement de terre alors même que j'écrivais dans ce blog le billet précédent. Je me tenais alors sur ma chaise face à mon bureau lorsqu'il y à eu deux secousses. "Secousses", c'est un grand mot, c'était plutôt les ondes lointaines (l'épicentre a été signalé vers Aceh, sur la côte ouest de Java) mais ça n'en est pas moins impressionnant. A vrai dire, à la première onde, j'ai cru qu'un pied de ma chaise s'était cassé. je me suis levée, j'ai vérifié ma chaise, le sol, rien. Quelques secondes plus tard, rebelotte. Là j'ai compris que ce n'étais pas la chaise, et j'ai un peu flippé. Je me suis levée, j'ai regardé par la fenêtre, à l'affut d'un signe quelconque qui m'indiquerait éventuellement que j'allais me prendre le toit sur la tête dans les secondes à venir, mais rien. C'est Séverine, ma coloc, qui en rentrant nous a demandé joyeusement si on avait senti le tremblement de terre. Gloups. Confirmation, c'en était bien un!
L'indonésie, ce pays sonore
Je m'apprêtais à divaguer sur la didactique dans ce billet quand je me suis amusée de la petite musique du livreur de bouffe à moto qui vient de passer sous ma fenêtre. Du coup, j'ai envie de parler de sons. Ces sons étrangers, si différents "des nôtres", qui ont une grande part dans la découverte de la culture de l'Autre, au même titre que ce que l'on peut observer autour de soi.
La musique d'accompagnement des restaurants ambulants; de nombreux restau' ("Warung") déambulent dans les quartiers et signalent leur présence de différentes façons, toutes plus "auditivement originales" les unes que les autres. Ce peut être la petite musique cheesy de type marchand de glace, le tapotement d'une baguette sur un tronc de bois creux, ou tout simplement le type du Warung qui gueule à tue-tête.
Les moteurs de moto; j'aime particulièrement ce qui pour d'autre pourrait être une nuisance, pour la simple raison que j'identifie ce son à l'Asie, mon Asie. Il est pour moi l'un des sons les plus typiques de l'Asie du Sud Est, et je me rappelle de ce flashback impressionnant que j'ai eu à mon arrivée à Jakarta en entendant les moteurs, vrombissements assourdissants qui m'ont alors ramenés brusquement au Laos. C'est fou à quel point un moteur de moto pétaradant peut avoir une charge émotionnelle :)
Les animaux. Pays tropical oblige, l'Indonésie pululle de petits animaux en tout genre et d'insectes tous plus excentriques les uns que les autres. La nuit est une enveloppe sonore particulièrement impressionnante. A noter le "pouet" du gecko, qui est toujours aussi rigolo (on l'entend moins qu'au Laos, malheureusement).
Le son de l'Adhan, la voix du muezzin. Je ne peux m'empêcher bien sûr de penser à la Syrie quand je l'entend, bien que l'Adhan (appel à la prière) que l'on entend ici soit bien différent. Ici, le muezzin prend son temps, il varie, il improvise même un peu. Comme cette nuit où il m'a réveillé lors de l'appel de 4h00, et ou au lieu du quart d'heure habituel, le muezzin est parti en freestyle total pendant plus d'une heure et quart. Ainsi, l'appel à la prière semble dépendre pour une grande part de l'artiste au micro. On s'éloigne de la rigueur Syrienne, et il me semble que les libertés que prennent les muezzins en Indonésie correspondent à cette modération qui caractérise l'islam de l'archipel.
"Ledeng Ledeng Ledeng!!!" "Kalapa Kalapa Kalapa!!!" "Dago Dago Dago!!!" : criés à une vitesse invraisemblable, il semblerait que les chauffeurs d'Angkot (le moyen de transport local) prennent un malin plaisir à jouer avec les syllabes rigolotes qui composent les noms des quartiers principaux de Bandung. Essayez, vous verrez!
La musique d'accompagnement des restaurants ambulants; de nombreux restau' ("Warung") déambulent dans les quartiers et signalent leur présence de différentes façons, toutes plus "auditivement originales" les unes que les autres. Ce peut être la petite musique cheesy de type marchand de glace, le tapotement d'une baguette sur un tronc de bois creux, ou tout simplement le type du Warung qui gueule à tue-tête.
Les moteurs de moto; j'aime particulièrement ce qui pour d'autre pourrait être une nuisance, pour la simple raison que j'identifie ce son à l'Asie, mon Asie. Il est pour moi l'un des sons les plus typiques de l'Asie du Sud Est, et je me rappelle de ce flashback impressionnant que j'ai eu à mon arrivée à Jakarta en entendant les moteurs, vrombissements assourdissants qui m'ont alors ramenés brusquement au Laos. C'est fou à quel point un moteur de moto pétaradant peut avoir une charge émotionnelle :)
Les animaux. Pays tropical oblige, l'Indonésie pululle de petits animaux en tout genre et d'insectes tous plus excentriques les uns que les autres. La nuit est une enveloppe sonore particulièrement impressionnante. A noter le "pouet" du gecko, qui est toujours aussi rigolo (on l'entend moins qu'au Laos, malheureusement).
Le son de l'Adhan, la voix du muezzin. Je ne peux m'empêcher bien sûr de penser à la Syrie quand je l'entend, bien que l'Adhan (appel à la prière) que l'on entend ici soit bien différent. Ici, le muezzin prend son temps, il varie, il improvise même un peu. Comme cette nuit où il m'a réveillé lors de l'appel de 4h00, et ou au lieu du quart d'heure habituel, le muezzin est parti en freestyle total pendant plus d'une heure et quart. Ainsi, l'appel à la prière semble dépendre pour une grande part de l'artiste au micro. On s'éloigne de la rigueur Syrienne, et il me semble que les libertés que prennent les muezzins en Indonésie correspondent à cette modération qui caractérise l'islam de l'archipel.
"Ledeng Ledeng Ledeng!!!" "Kalapa Kalapa Kalapa!!!" "Dago Dago Dago!!!" : criés à une vitesse invraisemblable, il semblerait que les chauffeurs d'Angkot (le moyen de transport local) prennent un malin plaisir à jouer avec les syllabes rigolotes qui composent les noms des quartiers principaux de Bandung. Essayez, vous verrez!
dimanche 11 octobre 2009
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